Trésors des biens mobiliers

L’art et le patrimoine au service de l’entreprise sulpicienne

Dans sa longue histoire et dans la conduite de ses différentes missions, la Compagnie de Saint-Sulpice a toujours accordé une grande place à la création et au patrimoine. L’architecture et les arts sont en effet autant les témoins que les moteurs du rôle que les Prêtres de Saint-Sulpice ont pu jouer, notamment à Montréal. Les collections des biens mobiliers d’Univers culturel de Saint-Sulpice incarnent les différentes facettes de la Compagnie qui, au fil de son évolution, a toujours pris un soin tout particulier pour la préservation et la transmission de ce patrimoine qui nous dit tout de son histoire. Le travail des Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal et des équipes pour mettre en valeur et ouvrir à la visite les lieux de l’histoire montréalaises permettent à chacun de redécouvrir cet héritage sulpicien.

L’art pour porter la foi

Avec l’arrivée de la Compagnie en Nouvelle-France, à partir de 1657, les Prêtres de Saint-Sulpice vont mener à bien leur projet de conversion et de construction d’une harmonie entre les premiers colons et les populations des Premières Nations récemment converties. Face à la barrière des cultures et des langues différentes, l’image figurée a souvent été un recours efficace pour atteindre les fidèles. De nombreuses toiles et sculptures, et des œuvres liturgiques ont été commandées ou acquises pour mener à bien cette mission, autant d’éléments qui enrichissent aujourd’hui les collections d’Univers culturel de Saint-Sulpice.

L’art et l’implantation de la compagnie au Canada

Les Prêtres de Saint-Sulpice doivent, dès 1663, assumer un nouveau rôle : rachetant les dettes de la Société de Notre-Dame, la Compagnie sauve la colonie de la faillite, et les Sulpiciens deviennent, de fait, les seigneurs de Ville-Marie. Ils le resteront jusqu’en 1840. Tout au long de cette période ils auront à cœur de participer à la construction et l’embellissement de la ville, la dotant d’édifices, décorant les églises et écoles qui voient alors le jour. Ils vont jouer un rôle majeur dans l’émergence d’une scène artistique, à l’instar de Mgr Olivier Maurault, PSS et de M. Émile Filion, PSS, deux prêtres sulpiciens amateurs d’art, collectionneurs et amis de Marc-Aurèle Fortin, Adrien Hébert, Louise Gadbois, Paul-Émile Borduas…

Patrimoine matériel et formation théologique

Dans les différentes maisons dont les Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal ont eu ou ont encore la charge, les arts répondent à plusieurs exigences. Bien sûr il s’agit d’orner les murs des bâtiments que les Sulpiciens ont édifiés, mais il convient aussi de participer aux missions de la Compagnie. Parmi celles-ci, les enjeux de l’éducation et de la formation théologique sont au cœur de la vocation sulpicienne. C’est là que le patrimoine artistique intervient, soutenant les efforts d’éducation des Prêtres dans sa mission auprès des jeunes esprits.

Saint-Sulpice et son héritage matériel

Aujourd’hui encore, la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice poursuit ses efforts de préservation et de transmission du patrimoine en confiant ces missions à Univers culturel de Saint-Sulpice. En participant à la conservation, à la documentation et à la recherche autour des œuvres d’art qui constituent l’héritage de Saint-Sulpice, Univers culturel de Saint-Sulpice contribue à rappeler à chacun cette longue histoire qui unit Saint-Sulpice à son patrimoine et l’engage à veiller à sa sauvegarde.

  • Saint-Sulpice de Montréal. Paul-Émile Borduas. Peinture. Saint Thomas d’Aquin
    Paul-Émile Borduas - Saint Thomas d’Aquin lisant, huile sur toile, 1934 (2002.0991)